Category Archives: Eau et climat

Eau et climat, c’est le moment d’agir!

Découvrez la nouvelle exposition de la Coordination Eau île-de-France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir l’exposition intégrale ici: Eau et climat, l’exposition

L’exposition comprend 18 panneaux de 60X80cm, en plastique souple, avec œillets.

Pour connaître les conditions de mise à disposition, s’adresser par mail à coordination@eau-iledefrance.fr ou par tél au 09 82 31 73 84.

Le cycle de l’eau mis à mal par le changement climatique

Par Emmanuel Poilane, Directeur de France Libertes Fondation Danielle Mitterrand, dans le Huffington Post.

À la fin du mois de mars 2015, un record inquiétant a été atteint en Antarctique: on a enregistré une température de 17,5°C, digne de Nice ou Ajaccio à cette période de l’année. Le Pôle Sud est pourtant presque entièrement recouvert de glace et reste l’une des régions les plus froides de la planète. Alors, comment expliquer une température aussi douce? Il est ici possible d’affirmer que l’Antarctique est l’un des endroits du monde le plus touché par le changement climatique.

Malheureusement, il n’est pas le seul. Dans le même temps, une sécheresse historique s’abat sur la Californie. Elle est due principalement au choix humain de transférer l’eau vers les villes, au détriment des surfaces autrefois cultivables. Abandonnés par les agriculteurs qui ont vendu leurs droits d’eau, ces champs à perte de vue sont devenus désertiques au fil des années. Dans le même temps, le Brésil et notamment la population de Sao Paulo se mobilise contre les pénuries d’eau qui, elles, sont directement liées à la déforestation de l’Amazonie et à son impact lui aussi direct sur le grand cycle de l’eau.

Le changement climatique prend ainsi un aspect très concret aux quatre coins de la planète. Bien loin des analyses scientifiques théoriques du Giec, c’est la réalité d’aujourd’hui qui nous crie l’urgence d’agir pour lutter contre le changement climatique avant qu’il ne soit, simplement, trop tard.

Pour la Fondation France Libertés, le lien entre le grand cycle de l’eau et le changement climatique a été au cœur de nos réflexions au Forum Social Mondial de Tunis qui s’est déroulé du 24 au 28 mars 2015. Bien que l’attentat de Tunis demeure encore présent dans les esprits des participants du FSM, c’est bien la question du changement climatique qui a été au centre d’une grande partie de nos rencontres.

Si la question du CO2 est l’angle choisi par nos gouvernements pour traiter de la lutte contre le changement climatique, le grand cycle de l’eau est pour nous la porte d’entrée pertinente pour capter les signaux inquiétants du dérèglement climatique mais aussi pour imaginer les solutions. Depuis la conférence sur le climat de Copenhague en 2009, ce n’est un secret pour personne que les conséquences du changement climatique se manifestent sur le grand cycle de l’eau: tornade, sécheresse, inondation, montée des eaux, tempêtes. Malheureusement, nos politiques ne s’emparent pas de ces catastrophes pour penser les solutions qui devraient permettre de protéger et restaurer rapidement le grand cycle de l’eau.

La réalité du changement climatique doit faire prendre conscience à l’humanité que le temps est à la transformation. Nous devons absolument anticiper et innover pour construire les sociétés du futur qui nous permettront tout simplement de survivre sur la terre. Même si les politiques ne parlent que de croissance et d’économie, il est essentiel qu’une conscience citoyenne collective émerge pour leur faire comprendre qu’une autre urgence est là et que c’est par elle que nous devons reconsidérer l’ensemble de notre système.

Les solutions sont accessibles. Imaginer les règles de vie de l’Humanité pour sauver notre planète, c’est: penser une nouvelle économie sobre et respectueuse notamment du grand cycle de l’eau, penser une agriculture localisée qui arrête de faire parcourir des milliers de kilomètres à son blé ou son soja, penser une production énergétique durable et renouvelable, penser la ville de demain comme un espace naturel vivant, permettant de garder une température équilibrée sans stopper les flux de l’évapotranspiration nécessaires au grand cycle de l’eau.

Ces exemples parmi d’autres peuvent être vus comme le point de départ d’un nouveau monde. Ce nouveau monde existe déjà dans des milliers d’initiatives locales qui demandent à être multipliées, à devenir le système de vie de l’Humanité. Je suis conscient qu’avec ce nouveau départ, nous entrerions très probablement dans une période de grande incertitude et de grand chamboulement de nos habitudes, de nos modes de vies. Mais si l’humanité a bien une force, c’est sa capacité d’adaptation.

Alors plutôt que d’attendre la catastrophe programmée par une société capitaliste néolibérale qui a perdu tous ses repères au profit de l’argent roi, peut-être avons-nous la possibilité, en tant que simple citoyen, de faire entendre notre voix, pour qu’enfin nous ayons l’ambition collective de construire un projet de société qui ne repose pas uniquement sur la réduction de notre dette.

Sommes-nous prêts à porter une vision d’avenir qui nous permette de mettre nos énergies humaines et nos savoirs scientifiques et techniques au service d’un projet de vie pour l’humanité équilibré et respectueux de la planète et de son grand cycle de l’eau, qui n’est ni plus, ni moins, que les poumons et le cœur de la terre, l’énergie et le flux qui permettent la vie sous toutes ses formes?

Parce que nous pensons qu’un nouveau paradigme de société par l’eau est l’une des solutions positives pour lutter contre le changement climatique, la Fondation France Libertés vous présentera dans les mois qui viennent plusieurs projets vous permettant de vous y engager avec nous: affaire à suivre!

La coalition COP21 : une mobilisation internationale pour le climat

Coalition COP21

Nous, organisations et réseaux de la société civile et mouvements sociaux, faisons le choix de nous engager dans une démarche collective dans la perspective de la Conférence des Nations Unies sur le climat « Paris 2015″ (COP21).

Nous avons en commun la volonté d’agir pour que le monde prenne conscience des risques vitaux du réchauffement global et se saisisse de l’importance des enjeux climatiques au regard des exigences de justice sociale, de transition écologique et de solidarité internationale. Nous voulons contribuer à la création d’un rapport de force favorable à une action climatique ambitieuse et juste, et à la transformation durable de toutes les politiques publiques afférentes.

Suite à la dynamique collective créée à l’occasion du retrait massif de mouvements sociaux et d’organisations de la société civile de la conférence climatique internationale (COP19) de Varsovie, nous sommes convaincus de la nécessité de renforcer un mouvement citoyen et populaire sur ces enjeux d’ici la COP21 et au-delà.

Pour consolider ce mouvement citoyen et ce rapport de force, nous nous engageons, dans le cadre de cette coalition, à faciliter une mobilisation large, diverse et inclusive, à mutualiser nos analyses et initiatives et à articuler nos modes d’action, à la fois avant et pendant la COP21. Dans la diversité de nos stratégies, de nos modes d’action et de nos thématiques, nous inscrirons nos efforts dans une dynamique internationale et en interaction étroite avec les sociétés civiles du monde entier.

Signataires, au 19 septembre 2014 :

Organisations nationales :

Action Contre la Faim, AITEC, Alofa Tuvalu, AMFPGN, Association 4D, ATD QUART MONDE, Attac France, Campaign against Climate Change, CARE France, CCFD-Terre Solidaire, Ceras, CFDT, CGT, Climate Express, Coalition Eau, Collectif pour une transition citoyenne, Confédération paysanne,  Coordination européenne des Alternatiba, Coordination SUD, CRID, , End Ecocide, Fédération Artisans du Monde, Fédération Luthérienne Mondiale, FNE, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Fondation Sciences Citoyennes, Forum pour une nouvelle Gouvernance Mondiale, FSU, GERES, Green Cross France et Territoires, Le Mouvement de la Paix, Les Amis de la Terre, Les Petits Débrouillards, Mouvement Utopia, Plate-Forme pour le Commerce Equitable, Solidaires, RAC-France, Réseau Foi et Justice Afrique Europe, RITIMO, WWF.

Organisations locales :

BELLEVILLE galaxie, Bizi !, Coordination eau Ile-de-France, Effet de Serre Toi-Même!, taca (Agir pour le Climat).

Avec le soutien de : la Fondation Copernic, la Fondation de l’Ecologie Politique

Eau et énergie, le grand écart!

 

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La production d’électricité est fortement liée à la consommation d’eau. Selon la Banque mondiale, d’ici 2035, la consommation d’énergie planétaire devrait augmenter de 35 %, entraînant une hausse de 85 % de la consommation d’eau.

Entre le refroidissement des centrales thermiques et nucléaires, l’extraction des énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole, uranium), leur affinage et la production d’hydroélectricité, la quasi-totalité des procédés de production d’électricité (hors solaire et éolien), implique la disponibilité d’une ressource en eau. Paradoxalement, ce recours à l’eau augmente la consommation d’énergie pour assurer le pompage, le traitement et le transport de l’eau.

Dans un contexte de réchauffement global de la planète, la pression supplémentaire en cours sur la ressource en eau, n’est pas s’en inquiéter. Junaid Ahmad, le directeur des ressources en eau de la Banque mondiale considère ainsi que « Aujourd’hui, l’urbanisation, la décentralisation, la fragilisation des nations et l’impact de ces phénomènes sur l’énergie pour tous ou la sécurité alimentaire sont autant d’enjeux pour le développement qui exigent que nous parvenions à une gestion planétaire et intersectorielle de l’eau« . En effet, dans la plupart des cas, la localisation géographique des personnes ne bénéficiant pas d’un accès à l’eau potable coïncide avec celle des individus touchés par la pauvreté énergétique. Au niveau mondial, l’Afrique est de loin le continent le plus menacé par cette dualité eau/énergie. Alors que nombre de pays africains ont d’ores et déjà été confrontés à des problèmes énergétiques causés par une disponibilité en eau déficiente, ce continent devrait, d’ici 2050, voir sa consommation d’électricité faire un bond de 700 %, nécessitant un accroissement de la production d’eau douce de 500 %…

Mais cette problématique de l’eau ne concerne pas que les pays les plus pauvres. Dans le secteur énergétique le problème de l’eau se pose aujourd’hui partout dans le monde. Des Etats-Unis à l’Europe, en passant par l’Amérique du Sud, l’Australie, la Chine, l’Inde, etc. la crise est et sera de plus en plus mondiale et source de conflits. On peut citer, entre autres, aux USA, des centrales thermiques contraintes de stopper ou réduire fortement leur production d’électricité par manque d’eau ou de températures aquatiques trop élevées. Une industrie hydroélectrique en chute, comme en Californie, où en 2013 cette source d’énergie a chuté de 38 % en un an, tandis que les chiffres de 2014 devraient encore accentuer cette évolution. Toujours aux USA, le boom des gaz et pétrole de schiste est également impacté avec des permis d’exploitation bloqués faute d’eau ou de renchérissement de la facture correspondante. En France, en 2007, EDF a été contraint de réduire sa production en raison de températures d’eau trop élevées pour refroidir ses centrales nucléaires. De la même manière, en 2003, la France a vu ses exportations d’électricité chutées de 50 % par manque d’eau (refroidissement des centrales thermiques ou nucléaires et production hydroélectrique en chute). Des problèmes qui devraient devenir réguliers en Europe, puisque l’on estime qu’entre 2031 et 2060, la production d’électricité issues du charbon et du nucléaire baissera de 6 à 19 % par la faute d’une ressource en eau trop chaude et/ou trop faible.

Face à cette problématique, une des options mises en avant et en cours de développement dans certains pays passe par le dessalement de l’eau de mer. Mais les coûts économique et énergétique de cette solution en font une solution non généralisable à l’échelle mondiale, sans même parler des dommages environnementaux qui l’accompagne.

Source: Univers nature

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Annemasse : transition citoyenne pour l’eau !

Le «Collectif pour une Transition Citoyenne Annemasse et Région» a interpellé toutes les listes aux élections municipales dans la région d’Annemasse sur les engagements des candidats pour lutter contre le réchauffement climatique et pour la transition écologique et énergétique au niveau local. L’eau bien commun a été un volet sur lequel la plupart des candidats ont été sensibles. Lors d’une conférence de presse organisée le 18 février 2014, Yvan Schallengerger, porte parole du Collectif pour une Transition Citoyenne Annemasse et Région et Natalia Dejean, Présidente de la Coordination Eau Bien Commun Rhône-Alpes et de l’association locale InterSolidar ont rendu publics les engagements des candidats. >>> en savoir +

Le_Dauphiné_21_02_2013