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La coalition COP21 : une mobilisation internationale pour le climat

Coalition COP21

Nous, organisations et réseaux de la société civile et mouvements sociaux, faisons le choix de nous engager dans une démarche collective dans la perspective de la Conférence des Nations Unies sur le climat « Paris 2015 » (COP21).

Nous avons en commun la volonté d’agir pour que le monde prenne conscience des risques vitaux du réchauffement global et se saisisse de l’importance des enjeux climatiques au regard des exigences de justice sociale, de transition écologique et de solidarité internationale. Nous voulons contribuer à la création d’un rapport de force favorable à une action climatique ambitieuse et juste, et à la transformation durable de toutes les politiques publiques afférentes.

Suite à la dynamique collective créée à l’occasion du retrait massif de mouvements sociaux et d’organisations de la société civile de la conférence climatique internationale (COP19) de Varsovie, nous sommes convaincus de la nécessité de renforcer un mouvement citoyen et populaire sur ces enjeux d’ici la COP21 et au-delà.

Pour consolider ce mouvement citoyen et ce rapport de force, nous nous engageons, dans le cadre de cette coalition, à faciliter une mobilisation large, diverse et inclusive, à mutualiser nos analyses et initiatives et à articuler nos modes d’action, à la fois avant et pendant la COP21. Dans la diversité de nos stratégies, de nos modes d’action et de nos thématiques, nous inscrirons nos efforts dans une dynamique internationale et en interaction étroite avec les sociétés civiles du monde entier.

Signataires, au 19 septembre 2014 :

Organisations nationales :

Action Contre la Faim, AITEC, Alofa Tuvalu, AMFPGN, Association 4D, ATD QUART MONDE, Attac France, Campaign against Climate Change, CARE France, CCFD-Terre Solidaire, Ceras, CFDT, CGT, Climate Express, Coalition Eau, Collectif pour une transition citoyenne, Confédération paysanne,  Coordination européenne des Alternatiba, Coordination SUD, CRID, , End Ecocide, Fédération Artisans du Monde, Fédération Luthérienne Mondiale, FNE, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Fondation Sciences Citoyennes, Forum pour une nouvelle Gouvernance Mondiale, FSU, GERES, Green Cross France et Territoires, Le Mouvement de la Paix, Les Amis de la Terre, Les Petits Débrouillards, Mouvement Utopia, Plate-Forme pour le Commerce Equitable, Solidaires, RAC-France, Réseau Foi et Justice Afrique Europe, RITIMO, WWF.

Organisations locales :

BELLEVILLE galaxie, Bizi !, Coordination eau Ile-de-France, Effet de Serre Toi-Même!, taca (Agir pour le Climat).

Avec le soutien de : la Fondation Copernic, la Fondation de l’Ecologie Politique

Eau et énergie, le grand écart!

 

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La production d’électricité est fortement liée à la consommation d’eau. Selon la Banque mondiale, d’ici 2035, la consommation d’énergie planétaire devrait augmenter de 35 %, entraînant une hausse de 85 % de la consommation d’eau.

Entre le refroidissement des centrales thermiques et nucléaires, l’extraction des énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole, uranium), leur affinage et la production d’hydroélectricité, la quasi-totalité des procédés de production d’électricité (hors solaire et éolien), implique la disponibilité d’une ressource en eau. Paradoxalement, ce recours à l’eau augmente la consommation d’énergie pour assurer le pompage, le traitement et le transport de l’eau.

Dans un contexte de réchauffement global de la planète, la pression supplémentaire en cours sur la ressource en eau, n’est pas s’en inquiéter. Junaid Ahmad, le directeur des ressources en eau de la Banque mondiale considère ainsi que « Aujourd’hui, l’urbanisation, la décentralisation, la fragilisation des nations et l’impact de ces phénomènes sur l’énergie pour tous ou la sécurité alimentaire sont autant d’enjeux pour le développement qui exigent que nous parvenions à une gestion planétaire et intersectorielle de l’eau« . En effet, dans la plupart des cas, la localisation géographique des personnes ne bénéficiant pas d’un accès à l’eau potable coïncide avec celle des individus touchés par la pauvreté énergétique. Au niveau mondial, l’Afrique est de loin le continent le plus menacé par cette dualité eau/énergie. Alors que nombre de pays africains ont d’ores et déjà été confrontés à des problèmes énergétiques causés par une disponibilité en eau déficiente, ce continent devrait, d’ici 2050, voir sa consommation d’électricité faire un bond de 700 %, nécessitant un accroissement de la production d’eau douce de 500 %…

Mais cette problématique de l’eau ne concerne pas que les pays les plus pauvres. Dans le secteur énergétique le problème de l’eau se pose aujourd’hui partout dans le monde. Des Etats-Unis à l’Europe, en passant par l’Amérique du Sud, l’Australie, la Chine, l’Inde, etc. la crise est et sera de plus en plus mondiale et source de conflits. On peut citer, entre autres, aux USA, des centrales thermiques contraintes de stopper ou réduire fortement leur production d’électricité par manque d’eau ou de températures aquatiques trop élevées. Une industrie hydroélectrique en chute, comme en Californie, où en 2013 cette source d’énergie a chuté de 38 % en un an, tandis que les chiffres de 2014 devraient encore accentuer cette évolution. Toujours aux USA, le boom des gaz et pétrole de schiste est également impacté avec des permis d’exploitation bloqués faute d’eau ou de renchérissement de la facture correspondante. En France, en 2007, EDF a été contraint de réduire sa production en raison de températures d’eau trop élevées pour refroidir ses centrales nucléaires. De la même manière, en 2003, la France a vu ses exportations d’électricité chutées de 50 % par manque d’eau (refroidissement des centrales thermiques ou nucléaires et production hydroélectrique en chute). Des problèmes qui devraient devenir réguliers en Europe, puisque l’on estime qu’entre 2031 et 2060, la production d’électricité issues du charbon et du nucléaire baissera de 6 à 19 % par la faute d’une ressource en eau trop chaude et/ou trop faible.

Face à cette problématique, une des options mises en avant et en cours de développement dans certains pays passe par le dessalement de l’eau de mer. Mais les coûts économique et énergétique de cette solution en font une solution non généralisable à l’échelle mondiale, sans même parler des dommages environnementaux qui l’accompagne.

Source: Univers nature

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Coupure d’eau : que faire ?

Les coupures d’eau pour impayé dans une résidence principales sont illégales en France, mais elles sont malheureusement très fréquentes. Voici un aide-mémoire et 3 étapes (formulaire, courrier et téléphone) pour vous aider à faire respecter la loi.

1. Remplissez le formulaire ci-bas pour nous signaler votre cas :

2. Par courrier :

  • Déposez ou envoyez la lettre-type (télécharger la lettre>>> ICI) au maire de votre commune et à l’entreprise qui gère l’eau sur votre territoire.
  • Vous pouvez également utiliser ce courrier pour informer les services sociaux de la nouvelle loi en vigueur et l’illégalité de couper l’eau.

3. Par téléphone :

  • Appelez le service de distribution de l’eau potable de votre commune
  • Demandez à parler à un responsable du Service Recouvrement (sans informer de l’objet de votre appel, c’est-à-dire : coupure d’eau)
  • Munissez-vous de la référence de la loi Brottes (>>>voir ICI) et n’hésitez pas à citer la Fondation France Libertés et la Coordination eau Ile-de-France en soutien à votre appel. Soyez ferme : votre distributeur est hors la loi, rappelez-le lui !
  • Refusez de payer toute majoration liée à cette coupure illégale
  • Informez votre interlocuteur du courrier que vous avez adressé à votre maire (étape 1)
  • Informez votre interlocuteur que nous envisageons d’engager une procédure judiciaire si l’eau n’est pas rétablie et si les coupures ne cessent pas
  • Donnez 24h de délai pour annuler la coupure. Déclarez notre intention d’appeler un huissier de justice pour constater la coupure illégale, voire d’alerter la presse si l’eau n’est pas revenue.

Perpignan : Véolia multiplie les coupures d’eau illégales

Un Perpignanais privé d’eau depuis 9 mois malgré l’interdiction légale

L’Indépendant, le 22 septembre par Arnaud Andreu
Jean-Jacques Fabreg se ravitaille régulièrement aux bornes à eau publiques avec ses jerricans.
Jean-Jacques Fabreg se ravitaille régulièrement aux bornes à eau publiques avec ses jerricans. PHOTO/A.A.

Malgré le vote, en avril 2013, de la loi Brottes interdisant les coupures d’eau pour impayés, celles-ci se poursuivent. Le Perpignanais Jean-Jacques Fabreg vit sans eau courante depuis décembre.

Pour Jean-Jacques Fabreg, les ennuis ont commencé en juillet 2013. Lorsque son propriétaire lui annonce qu’il devra désormais payer l’eau qu’il consomme directement à Veolia. « J’habite dans cet appartement depuis 16 ans, explique l’ancien ouvrier âgé de 59 ans qui réside avenue Panchot. Avant, il n’y avait qu’un seul compteur dans l’immeuble. L’eau était comprise dans les charges. On payait vingt-cinq francs par mois ». Jean-Jacques, qui perçoit actuellement pour tout revenu une allocation de solidarité de moins de 500 euros par mois, reçoit, le 30 septembre la première facture de Veolia. 79 euros. Compte tenu des ressources de Jean-Jacques, qui n’arrive plus à trouver de travail depuis 14 ans à cause de ses problèmes de colonne vertébrale, la somme n’est pas anodine.

  • Une coupure pour Noël

« La facture m’a paru très élevée. En plus, il n’y avait ni débit, ni explication, peste-t-il. Ils disent que c’est pour l’abonnement. Mais on n’a jamais signé de contrat. Et vu le tarif, j’aurais quand même aimé les rencontrer pour en discuter avec eux ». Jean-Jacques téléphone donc à Veolia. « J’ai dit à la secrétaire que je voulais voir quelqu’un, poursuit-il. Elle m’a répondu qu’on ne me dirait rien de plus que ce qui est écrit dans le contrat ». Jean-Jacques, qui assure n’avoir jamais vu la couleur du contrat en question, décide donc d’attendre.

Le 23 octobre, il reçoit une seconde facture, majorée à 94,75 euros. Mais le pire était encore à venir. Le 4 novembre, un dernier avis avant fermeture du compteur arrive dans sa boîte aux lettres. La coupure n’est pas immédiate. Pendant le mois qui suit, l’ardoise continue à monter. De pénalités en estimation de consommation, elle atteint le 11 décembre les 205 euros. Sur ce, Jean-Jacques écrit à Veolia par l’intermédiaire de son avocate. Dans le courrier en question, cette dernière explique que son client est dans l’incapacité de régler la facture d’un coup mais qu’il est prêt à le faire en payant 20 euros par mois. En parallèle, Veolia coupe l’eau à Jean-Jacques le 19 décembre.

  • La vie sans eau courante

« Depuis, je vais régulièrement me ravitailler en eau potable aux bornes publiques avec mes jerricans, explique-t-il. Je vais aux toilettes publiques et je me douche au club de rugby dont je fais partie« .

En janvier, Veolia répond à la missive envoyée par l’avocate. La société conseille à Jean-Jacques de s’adresser au Centre communal d’action sociale (CCAS) pour obtenir des aides de la collectivité. L’idée ne plaît pas trop à Jean-Jacques. De plus, il n’arrive pas à réunir tous les papiers nécessaires. Il finit par lâcher l’affaire. Et s’habitue à vivre sans eau courante.

Mais il ne se résigne pas pour autant : « Ce que je veux, c’est une facture correcte ou un échéancier raisonnable. Il est hors de question que ce soit le contribuable qui paie pour moi. Je ne suis pas un mauvais payeur. En 16 ans, je n’ai pas eu une dette ! ». Jusqu’à l’arrivée de Veolia.

  • Veolia : « Monsieur Fabreg n’est pas client chez nous »

Concernant le cas de Jean-Jacques Fabreg, Veolia botte en touche. « Il n’est pas client chez nous, explique-t-on du côté de la direction régionale de l’entreprise. Quand on ouvre l’eau dans un logement, on envoie le contrat à l’usager. Le paiement de la première facture équivaut à acceptation du contrat. Or, Monsieur Fabreg n’a jamais payé cette facture. Pour nous, c’est comme s’il n’y avait personne dans ce logement. Il n’accepte pas le contrat. On ne va pas lui laisser l’eau ! ».

Si Jean-Jacques Fabreg n’est pas client, pourquoi continuer à lui envoyer des factures ? « Il y a des frais d’accès. Vu qu’il est redevable d’une certaine somme, les courriers se déclenchent », répond la direction régionale de Veolia. La société nie par ailleurs avoir refusé un échéancier. Mais Jean-Jacques Fabreg dispose d’un courrier de Veolia confirmant ses dires.

Les ‘Usagers’ s’insurgent

De nombreux autres cas.

Ces derniers temps, l’Association départementale des usagers de l’eau est débordée. Si elles sont désormais interdites, en vertu de la loi Brottes du 15 avril 2013, les coupures d’eau pour impayés dans les résidences principales n’ont vraisemblablement pas disparu. Le président des Usagers, Dominique Bonnard, reçoit ainsi de nombreux coups de fil de personnes en situation précaire se disant victimes de telles procédures. Comme Marie-Christine Badie, de Bompas : « J’ai demandé à payer ma facture en trois fois. Mais ils n’ont pas voulu, raconte-t-elle. Le monsieur de Veolia est passé me couper l’eau ce jeudi matin. Je lui ai dit que c’était illégal et que j’étais prête à payer la moitié de la facture de suite. Mais il a refusé« .

Marie-Christine Badie, qui est au RSA et a deux enfants à charge, a été obligée d’emprunter de l’argent à un ami pour s’acquitter de sa dette (441,73 euros) jeudi après-midi. Veolia ne lui a remis l’eau que vendredi matin. Et, selon les Usagers de l’eau, la Bompassencque n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

« Saisir le juge des référés ».

L’Association des usagers continue de demander aux maires de rappeler au respect de la loi les sociétés auxquelles ils délèguent la gestion de l’eau. Dominique Bonnard conseille également aux personnes en proie à ce genre de mésaventures de contacter en urgence les greffes du Tribunal de grande instance : « Il faut qu’ils demandent à rencontrer le juge des référés. Constatant qu’il y a une atteinte à la santé publique, celui-ci peut imposer au délégataire de remettre l’eau ».

Caroline Hiroux obtient gain de cause. Suite à la parution d’un article racontant son histoire dans nos colonnes, le 5 septembre dernier, la firme a annulé le solde de la facture dont elle réclamait le paiement à Caroline Hiroux, de Céret, à qui elle avait coupé l’eau en février dernier.

Association départementale des usagers de l’eau. Tél. : 06 22 71 79 47.

E-mail : asso@usagersdeleau66.org.

EAU EN REGIE PUBLIQUE AU PAYS DE NAY

La logique et la raison l’ont emporté. L’eau n’étant pas une marchandise mais un bien commun vital, il est normal que sa gestion soit publique.

C’est ce qui a été décidé, après un vote à bulletins secrets par les délégués du SEAPAN*, le 16 septembre 2014. Ce résultat est l’aboutissement d’un long parcours d’études, d’échanges (durant plus de 15 ans pour notre association), d’une plus forte implication des élus sur la question, d’un apport technique et économique conséquent dus à la compétence du personnel dont s’est doté le SEAPAN.

L’association se félicite de ce résultat. Elle est consciente que le prix de revient de cette eau n’en sera pas forcément moindre à court terme. Mais les travaux en cours pour la réfection du réseau, la mise en oeuvre de moyens pour déceler les fuites, une gestion rigoureuse, entraîneront les améliorations attendues d’un service public de qualité.

Notre association tient à manifester sa satisfaction envers tous les délégués qui ont permis cette avancée. Reliée à tout un réseau national, elle restera impliquée en tant que force de proposition.

*SEAPAN : Syndicat d’Eau et d’Assainnissement du Pays de Nay.

Nay, le 19.09.2014

ASSOCIATION DES CONSOMMATEURS ET USAGERS COMMUNAUTAIRES DE LA VATH-VIELHA.

Maison des Associations – Place Marcadieu – 64800 NAY