La très couteuse fuite d’eau d’une famille de Salles d’Aude

Une facture d’eau de 2179 euros et Véolia qui réduit fortement le débit pour facture impayée. En attendant peut-être un arrangement.

Jennifer S.brandit la facture reçue : une fuite du chauffe-eau pourrait être à l'origine des soucis. /photo DDM,R.L

«L’appareil faisait un drôle de bruit. Mon proprio a fait changer la valve». Depuis la réparation faite l’été dernier, plus de bruit dans le cumulus. Mais lorsque fin décembre arrive la facture, l’addition est lourde : plus de 2179 euros. Coups de fil, demandes de rendez-vous, un rappel de facture et au final, lundi, un débit d’eau réduit à sa plus simple expression par Véolia.On appelle cela un «lentillage». Pas de coupure d’eau, mais pour cette famille de Salles d’Aude, une situation pas facile à vivre. Le débit suffit juste à remplir une chasse d’eau quelques fois par jour, et pour se doucher, lorsqu’on a trois enfants, dont deux en bas âge, il y a quand même mieux… «Je ne comprends pas qu’ils ne mettent pas un avis de passage quand ils viennent réduire fortement le débit» souligne Jennifer S. , la mère de famille. Et surtout, elle ne comprend pas pourquoi il ne lui a pas été proposé d’étaler le paiement de cette somme sur un an, et pas simplement «en trois fois». Du côté de Véolia (que nous avons eu à plusieurs reprises au téléphone et par mail) «il est nécessaire de fournir des justificatifs de réparation pour déclencher un dossier de dégrèvement et nous conseillons une nouvelle fois aux clients de passer en agence pour que leur soit proposé un échéancier de paiement». Or, justement, passage en agence, il y a eu, mais qui n’a pas débouché sur un rendez-vous concret. Cette famille de Salles d’Aude a donc saisi l’association des usagers de l’eau qui a ouvert un dossier : «Ce procédé de lentillage est tout autant illégal qu’une coupure d’eau et prête même à débat au sein de Véolia» nous indique Dominique Bonnard, son président pour l’Aude et les Pyrénées orientales. Hier, la famille S. de Salles d’Aude était dans l’attente d’un vrai rendez-vous…

Affaire à suivre…

Publié le 01/04/2015 dans la Dépêche.

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