All posts by admin

Appel pour les services publics

Citoyennes, citoyens,
Elu-e-s,
Candidates et candidats aux prochaines élections,

Nos services publics indispensables à l’égalité et à la cohésion sociale sont réellement en
danger !
Depuis plusieurs décennies, le service public est mis à mal au nom de la concurrence
« libre et non faussée ».
Le désengagement de l’État au plan national et local amplifié par les politiques d’austérité
successives vis à vis des politiques publiques se traduit par un affaiblissement des services publics : hôpitaux, maternités de proximité, éducation, culture…
Les privatisations de services publics et l’externalisation de leurs missions décidées par les
gouvernements successifs se sont accélérées notamment sous la contrainte de l’ouverture à la concurrence, favorisant ainsi des opportunités de marchandisation du service public : transport, eau, énergie, santé, dépendance, poste, télécommunication, formation professionnelle continue…
A cet affaiblissement s’en ajoute naturellement un autre : celui de la fonction publique.
Ces évolutions se font au détriment de l’action collective, de la solidarité nationale et territoriale et de l’égal accès des citoyens à un service public de qualité, en milieu rural comme urbain. Elles menacent le secteur associatif non lucratif, acteur, aujourd’hui, de la construction et de la pérennité du lien social.
La nouvelle mise en concurrence des territoires, votée en 2013, aggravera cette situation.
La création des métropoles et le projet de futures fusions de régions, départements et communes vont favoriser le creusement des inégalités dans la répartition des richesses et la concentration des collectivités territoriales qui éloignera le citoyen des lieux de décisions.
Cette nouvelle organisation territoriale ne repose pas sur une décision politique d’aménagement concerté répondant aux besoins des citoyens mais sur une nouvelle organisation économique du territoire au profit d’intérêts privés. Elle consacre une décentralisation « à la carte » où le contrat remplace la loi au nom de l’adaptation aux territoires. Elle risque de conduire à de nouvelles régressions dans les politiques publiques et les services publics au détriment de l’égalité des citoyens, dans un déni de démocratie.
Quel avenir pour les territoires hors métropoles, en particulier les villes moyennes, les territoires périurbains et ruraux lieux de vie de 60% de la population française?
Quelle solidarité nationale à l’égard des territoires en difficulté dans et hors métropoles? Quelles solidarités des territoires entre eux ? Quelle égalité d’accès des citoyens sur l’ensemble du territoire?
Quel développement humain? Comment rendre possible la participation des citoyens à la
définition, la gestion, et au contrôle des services publics ?
Pour répondre aux aspirations des citoyens et à leurs attentes au niveau de missions de
services publics peu ou mal assurées, le gouvernement doit rompre avec le
dogme« incontournable » de la réduction de la dépense publique.
Nous réaffirmons que les services publics, ont fait la preuve de leur efficacité. Ils sont
largement reconnus comme amortisseur social face à la crise et comme vecteurs d’égalité, de redistribution des richesses et de cohésion sociale. Non, ils ne sont pas synonyme de gabegie !
Alors que l’économie privée obéit aux lois de l’offre, de la demande et du prix, pour nous, celle des services publics doit échapper à cette logique de rentabilité financière. La tarification du service public ne doit pas être un prix. Ceux qui utilisent le service public ne sont pas des clients mais des usagers citoyens. La tarification de la cantine, des transports publics, des équipements publics, crèches, haltes garderie, centre de loisirs, piscines, bibliothèques… tient compte des situations individuelles ou familiales, dans une logique de solidarité, selon des règles de redistribution.
Promouvoir le service public, c’est refuser l’austérité facteur d’aggravation de la crise. Si le
Gouvernement ponctionnait 50 Mds sur la dépense publique comme proposé dans le Pacte de responsabilité, il provoquerait des effets en chaine considérables notamment sur les missions publiques et l’emploi public. Avec de nouvelles fermetures de maternités, d’agences de pôle emploi, de centres primaires d’assurance maladie, de trésoreries, de gares, d’agences postales, de classes, d’écoles ou d’établissements…, ce serait un nouvel éloignement des services publics.
Promouvoir le service public c’est refuser que des pans croissants de l’action publique
échappent au contrôle démocratique par le biais des Délégations de Service Public -DSP-, des Partenariats Public-Privé –PPP-, des Sociétés Publiques Locales –SPL-. Avec les citoyens, la puissance publique et ses assemblées démocratiquement élues doivent détenir et maîtriser le pouvoir démocratique de créer, d’organiser, d’animer, d’arbitrer, de financer les activités de service public dans le respect des principes d’égalité, de solidarité et de redistribution.

Promouvoir le service public exige aussi de débattre ensemble :
· des rôles de l’État et des collectivités locales en matière de politiques publiques et de leur
complémentarité ;
· de l’autonomie financière des collectivités locales en élaborant de nouveaux critères de
péréquation et de dotation afin de corriger les inégalités sociales et économiques des territoires ;
· de l’effectivité des droits des citoyens par l’organisation sur l’ensemble du territoire de
services publics de pleine compétence et de proximité ;
· de l’extension des garanties d’emploi et de statut des agents publics pour leur permettre de garantir la qualité des services rendus et son impartialité ;
· des modalités de financement pérenne des services publics passant par une réforme de la fiscalité, de la politique monétaire et du crédit, de la création d’un pôle financier public.

Nous, associations, syndicats, partis politiques, signataires de cette lettre
ouverte, réaffirmons la valeur des services publics comme facteur d’égalité,
et de cohésion sociale.

Nous appelons les citoyen-ne-s, les élu-e-s, les candidat-e-s aux élections
municipales, à agir en ce sens !
C’est ensemble, avec vous, que nous devons débattre de leur utilité !
C’est ensemble, avec vous, que nous devons agir pour leur mise en oeuvre !

Téléchargez le Dossier de presse>>>ICI

Pour participer vous aussi à la défense et eu développement des services publics
contactez nous : convergenceservicespublics@gmail.com / 07 81 58 32 16

Yvelines : l’AREP-CAMY obtient des réponses !

L’AREP-CAMY a adressé une lettre et une brochure argumentée aux 35 Maires sortants – pour la plupart candidats à leur propre succession – ainsi qu’à leurs challengers déclarés (lorsque nous avons pu trouver leurs coordonnées postales !).

Ce courrier leur demandait de se prononcer et de s’engager sur deux points :

  • obtenir des délégataires actuels (Veolia et Lyonnaise des Eaux-Suez) que le tarif réduit des 49 premiers m 3 soit appliqué à toutes les unités d’habitation, y compris dans les immeubles collectifs qui ne disposent que d’un seul compteur.
  • prendre l’engagement de rétablir une régie publique de l’eau dans la CAMY à l’échéance du contrat principal (2017), permettant aux petites communes de s’y agréger progressivement à l’échéance de leur propre contrat et d’unifier ainsi l’ensemble de la CAMY dans une régie publique de l’eau et de l’assainissement.

Découvrez les réponses >>> ICI

Les Mur’Eau dans les Yvelines : lettre aux candidats

Les Mureaux, le 9 mars 2014

Madame la candidate, tête de liste aux élections municipales de mars 2014,

La coordination « Eaux Ile de France » a décidé de s’adresser à tous les candidats pour les sensibiliser sur l’importance d’une gestion publique de l’eau et solliciter leur point de vue sur ce sujet important pour les habitants.

Des élus, des représentants d’ONG et des citoyens ont participé au forum alternatif mondial de l’eau du 14 au 17 mars 2012 à Marseille. Ils ont élaboré une déclaration finale dont voici quelques extraits :

«… nous partageons une vision commune de l’eau. Nous la considérons comme un bien commun et non comme une marchandise. »

« …l’eau est la condition de toute vie sur la planète et que le droit à l’eau et à l’assainissement est un droit humain fondamental et inaliénable ; nous insistons sur le fait que la solidarité entre générations présentes et futures doit être garantie ; nous rejetons toute forme de privatisation de l’eau et déclarons que la gestion et le contrôle de l’eau doivent être publics, coopératifs, participatifs, équitables et non orientés vers le profit. »

« …Nous considérons qu’il est urgent et indispensable d’instaurer une « démocratie réelle: les populations concernées doivent participer et se prononcer sur les décisions portant sur l’usage,
le partage et la protection de l’eau, comme, par exemple, le choix du mode de gestion ou la
réalisation  d’un grand projet. Les citoyens et les associations doivent être parties prenantes de la gestion de l’eau. »

Dans cette dynamique, une bonne centaine de collectivités locales françaises ont repris la gestion de l’eau en régie publique (Grenoble, Montbéliard, Evry, les lacs de l’Essonne, Rouen, Paris… mais aussi Castres, Saint Malo et Nice…). Aussi, vous comprendrez que nous renouvelons notre appel auprès de vous pour retirez cette gestion de l’eau par ceux qui engrangent des profits faramineux.

Le kit que nous nous permettons de vous adresser présente les différents enjeux de ce sujet.

Notre association souhaite qu’au terme du contrat qui lie votre commune au distributeur, une concertation soit organisée lors de votre prochain mandat.

Nous comptons sur vous pour en informer l’ensemble des candidats de votre liste.

Nous sommes à votre disposition pour toute information complémentaire.

Dans l’attente de vous lire, veuillez agréer, Madame la candidate, l’expression de nos sentiments

distingués.

Collectif « Les Mur’Eau », pour le retour de l’eau en régie publique

lesmur-eau.overblog.com/‎

Franche-Comté : débat à l’Isle-sur-le-Doubs

La liste CAP 2014 fait de l’eau la priorité de la campagne pour les municipales, et organise une conférence publique pour passer au crible le problème du prix de l’eau dans la commune.

Étrange pièce à conviction : un courrier en tête Veolia signé par le maire de la commune ! >>> voir ici

RÉUNION PUBLIQUE DE

CAP SUR 2014 L’ISLE-SUR-LE-DOUBS

LE LUNDI 17 MARS À 20H00

À LA SALLE DES FÊTES

Le problème du prix de l’eau à l’ISLE SUR LE DOUBS

Intervenant : Jean Luc TOULY, conseiller régional, responsable eau Fondation Franec Libertés Danielle Mitterrand, membre du Comité National de l’Eau, auteur de « Le vrai pouvoir du citoyen-Manifeste de désobéissance civile », Edition F. BOURIN –        Spécialiste des problèmes de gestion de l’eau au sein de l’association nationale ANTICOR

EAU EST R

 

Troye : une regie publique est possible

Dimitri Sydor met l’eau au cœur de la campagne

Troyes – Dimitri Sydor a organisé une réunion publique sur la gestion de l’eau aux côtés de deux invités. Tous ont défendu la maîtrise publique de l’eau.

Nous faisons le choix de la maîtrise publique de l’eau  », a réaffirmé Dimitri Sydor. Un choix inscrit dans le projet du candidat socialiste à la mairie de Troyes. Vendredi soir, au Petit Louvre, devant une quarantaine de personnes, Dimitri Sydor et son équipe ont organisé une réunion publique sur le thème de « L’eau demain à Troyes ».

La gestion d’eau potable est « d’une actualité vive à Troyes », a-t-il-rappelé faisant ainsi référence au jugement du tribunal administratif qui a annulé, en janvier dernier, la prorogation du contrat de distribution d’eau entre Troyes et Véolia entre 2015 et 2018. En effet, en 1993, la Ville a délégué le service public d’exploitation de l’eau potable à une société privée appartenant au groupe Véolia pour une durée de 25 ans au lieu des 20 ans comme l’impose désormais la loi.

Dimitri Sydor a invité deux personnalités afin d’animer la réunion publique : Christophe Lime, maire adjoint PCF de Besançon en charge de l’eau et de l’assainissement et Jean-Luc Touly, responsable de l’eau à la Fondation France Libertés Danielle Mitterrand et conseiller régional Île-de-France EELV. Tous deux ont fait part de leur expérience sur le terrain et ont expliqué les différentes alternatives de gestion publique de l’eau.

« Un retour en régie publique est possible à Troyes », a lancé Christophe Lime. Les deux invités ont aussi voulu rassurer : « Aux États-Unis et en Allemagne, 90 % du réseau d’eau potable est gratuit. En Suisse, il est de 100 % », a précisé Jean-Luc Touly. « Nous avons toujours été en régie publique et on y arrive. C’est une belle aventure et il ne faut pas la laisser au privé », a conclu Christophe Lime.

La maîtrise de l’eau sera l’un des premiers dossiers que l’équipe municipale qui sortira vainqueur des urnes, fin mars, aura à traiter.

Article publié 09/03/2014 /  Libération Champagne