Category Archives: Droit à l’eau

Hautes-Alpes: ne pas taxer l’eau des fontaines

«On essaie de faire valoir ce privilège qui est de voir l’eau couler dans nos fontaines. » Daniel Alluis, président de la communauté de communes du Valgaudemar et maire de Saint-Maurice-en-Valgaudemar est, comme de nombreux Haut-Alpins, attaché aux fontaines du département.

Daniel Alluis souligne leur « rôle sanitaire »

« Elles jouent un rôle sanitaire. Le département possède beaucoup de résidences secondaires. Grâce à l’écoulement des fontaines, on évite que les eaux stagnent à l’intérieur de ces habitations la plupart du temps inoccupées », argumente Daniel Alluis.

La loi sur le captage des eaux de montagne est, selon lui, injuste. « Il faut que la loi soit homogène entre milieu rural et urbain » renchérit l’élu du Valgaudemar.

L’agence de l’eau souhaite que les fontaines publiques soient équipées de capteurs pour faire payer des redevances équitables. « On veut bien payer la redevance, répond Daniel Alluis, mais l’installation de capteurs coûte cher et ne peut pas se faire partout, à cause du gel. »

Beaucoup de hameaux bénéficient de fontaines. L’édile de Saint-Maurice-en-Valgaudemar cite son village en exemple : il en possède quinze.

« La solution est de rester sur l’existant et de ne faire payer la redevance qu’aux foyers qui consomment. Car l’eau de toutes les fontaines n’est pas forcément prélevée, et retourne, quoi qu’il arrive, à la nature », conclut Daniel Alluis.

Une facture d’eau à 31 000 euros, si ça existe !!!

Drôle de cadeau de Noël reçu par Roland. Ce Sablais vient de recevoir une facture peu ordinaire de la Saur… Plus de 31 000 euros ! Pour être précis 31 115,11 euros pour une maison secondaire qu’il possède à Brétignolles-sur-Mer ! “Notre résidence secondaire consomme depuis 50 ans environ 20m3 d’eau par an. Or cette année, surprise, nous aurions consommé 9933m3, soit 55m3 par jour, pour une utilisation du 15 mai au 15 septembre“. De quoi remplir une piscine par jour !

On en connaît la raison : le compteur, posé depuis peu par la Saur “tournait à l’envers, parce que posé à l’envers“. Le compteur est parti à l’envers de 0 pour s’arrêter à 9933. D’où le montant astronomique de la facture…

Il faut payer ! 2844 euros par mois…

La facture, elle, ne tourne pas à l’envers“, précise Roland. “L’erreur a été reconnue par la Saur pour la pose du compteur. Mais trop tard”, s’insurge-t-il ! “La facture est lancée et nous devons payer d’abord. Ce qui est impossible. Nous allons devoir vendre la maison pour le 15 janvier”. Pour l’anecdote dont Roland se passerait bien, un échéancier de prélèvement est arrêté : 2844 euros à payer par mois du 15 janvier au 10 novembre 2015…

Vous avez bien lu : 31 115,11 euros. la facture d'eau est vraiment imbuvable...

Vous avez bien lu : 31 115,11 euros. la facture d’eau est vraiment imbuvable…

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Les anti «Tafta» chez Veolia

C’est avec le slogan «Tafta, assez de cadeaux à Veolia» qu’une trentaine de militants du collectif Stop Tafta (qui réunit Attac, des syndicats et des partis de la gauche radicale) ont pénétré dans l’agence commerciale de Veolia à François-Verdier, hier en fin de matinée. Ils ont souhaité rencontrer les représentants locaux de la multinationale française, car «le Grand marché transatlantique (ou Tafta) va donner plus de pouvoir aux multinationales par rapport aux gouvernements démocratiquement élus. Le choix de Veolia est symbolique, car l’entreprise a porté plainte contre le gouvernement égyptien qui a décidé d’une augmentation du salaire minimum. Elle fait pression sur les négociations du Traité transatlantique entre les États-Unis et l’Union européenne», explique Jean Sineau d’Attac. Une cible bien choisie, car «Veolia a aussi la mainmise sur la gestion de l’eau à Toulouse», ajoute le militant. Cette action se place dans le cadre d’une manifestation internationale qui a lieu aujourd’hui à Bruxelles.


Article paru dans La Dépêche du Midi du 19 décembre.

Istres : Vague de colère contre la hausse des factures d’eau

Publié le Jeudi 11/09/2014 à 05H31 sur laprovence.com, par Stéphanie Durand

Trois cents familles seraient concernées par une hausse importante de leur consommation. La SEERC met en cause le travail d’un agent qui avait minoré les relevés de clients en 2013

Vague de colère contre la hausse des factures d'eau
Hier matin, des riverains se sont réunis pour lancer une action collective auprès de la SEERC. Celle-ci, par la voix son chef territorial, Renaud Bernard () se dit prête à recevoir les usagers individuellement.

Photos Serge guéroult

En découvrant leur facture d’eau, au début du mois de septembre, ce fut la douche froide. Car pour ces riverains, l’addition s’avère particulièrement salée : leur consommation d’eau a enregistré une hausse étonnante faisant doubler, voire, pour certains, tripler leur facture, par rapport à l’an dernier… Alors, à l’heure de s’acquitter de ses impôts, la pilule passe mal.

Par le bouche-à-oreille et grâce aux réseaux sociaux, ces contribuables se sont rendu compte que leur cas était loin d’être isolé. Et hier matin, à la suite d’un appel lancé sur Facebook, une quinzaine d’habitants s’est réunie, aux Cognets, pour tenter de se fédérer et d’initier une action collective auprès de la SEERC (Société Equipement Entretien Réseaux Communaux). Une pétition circule.

« Ma facture est passée de 400 à 800, sans raison, sans que l’on ait changé nos habitudes de consommation, témoigne Géraldine Joly, qui vit en famille à Rassuen. Lorsque nous avons contacté la SEERC pour avoir des explications, on nous a donné des excuses à chaque fois différentes : que l’on devait avoir des fuites sur notre installation, ce qui est faux car nous avons fait tous les tests ; on nous a dit aussi qu’il y avait beaucoup de vols d’eau dans le Sud de la France ! Dernière justification : un bug informatique, il faudrait donc rattrapper certaines sommes qui n’ont pas été débitées les années précédentes.« 

« C’est un dialogue de sourds avec la SEERC qui nous laisse sans véritable réponse« , s’agacent les riverains. « Ma mère vit seule, près de la clinique d’Istres, elle est handicapée, n’a pas de piscine ni de jardin. L’échéancier est passé de 35 à 184! », bondit Sophie Rouane. « Je payais 42 par mois et aujourd’hui, 110, indique, dépitée, Carmen, habitante de la Prédina. La différence est énorme !« 

« Rien que dans la rue de la Rose des vents, 17 habitations se trouvent confrontées à cette situation,calcule Emilie Houot.D’après ce que l’on voit sur les réseaux sociaux, nous sommes des centaines de familles dans le même cas. La SEERC nous répond de manière isolée et ne nous apporte aucune solution… » De quoi susciter l’incompréhension et la grogne des habitants.

Au total, 300 familles istréennes « de Rassuen et de la Prédina » seraient concernées par ce problème, selon la SEERC, qui tente de jouer la carte de l’apaisement. « Nous avons constaté cette année, au moment de la relève, qu’un agent avait minoré les relevés de 2013 de certains clients. Cet agent n’est plus dans l’entreprise, puisqu’il a été licencié l’an dernier, pour d’autres faits », explique Renaud Bernard, chef d’agence territorial. « Les consommations de 2013, poursuit-il, ont donc été reportées sur celles de 2014, d’où des consommations plus importantes cette année. » Autrement dit, les usagers doivent aujourd’hui payer ce qu’ils ont consommé sur deux ans. « Mais ils ne sont pas lésés, considère Renaud Bernard, car les tarifs du SAN Ouest Provence ont baissé cette année. » Les consommations étaient ainsi plus importantes, mais à un tarif plus bas. Consciente néanmoins de la « gêne » occasionnée, la SEERC se dit prête « à recevoir tous ceux qui le souhaitent individuellement pour étudier avec eux la mise en place d’un échéancier de paiement.« 

« Sauf qu’une partie de notre consommation est de 2013, fait valoir Emilie Houot, et la TVA n’était pas la même qu’en 2014… » « Elle est en effet passée de 7 % à 10 % sur l’assainissement« , concède Renaud Bernard qui étudiera, là encore, la question, au cas par cas. « Nous allons adresser un courrier personnel à chacun« , ajoute-t-il, avant d’insister : « Nous sommes à leur écoute et à leur service« .

Quant aux factures de 2015, qui inquiètent également les usagers, « elles seront basées sur les estimations régularisées« , promet Renaud Bernard.

Ces propos suffiront-ils à apaiser la colère des habitants ? Ces derniers étaient hier déterminés, à tel point qu’ils envisageaient même d’aller déposer plainte…

Sur le même sujet, un reportage sur TF1 >> ici